Objectifs :

Ces dernières années ont vu en Creuse la mise en place de nombreuses actions sur le thème de l’alimentation qui trouvent aujourd’hui une nouvelle envergure autour de la notion de Haut Débit Alimentaire, un concept simple et ambitieux : connecter la restauration collective à une offre locale structurée de qualité.

5 territoires organisés avec l’appui de l’ensemble des partenaires du monde agricole portent une stratégie alimentaire commune ayant pour priorité ciblée de :

  • Développer une culture de l’alimentation selon une approche transversale, répondant aux objectifs ci-dessous.
  • Massifier les volumes en évaluant les besoins et en planifiant
  • Structurer l’offre l’offre local pour répondre à la demande
  • Permettre la diversification des exploitations agricoles et l’installation de porteurs de projet
  • Diminuer l’impact carbone de l’alimentation par l’approvisionnement local, la création d’un outil logistique et la promotion de nouvelles pratiques agricoles
  • Développer la relation alimentation et santé.

Ceci débouche sur la mise au point d’un programme de 14 actions sur 3 ans articulées en 5 axes qui tendent à organiser l’offre et la demande en matière d’alimentation.

Dimension innovante de l’expérimentation :

La dimension innovante du Haut débit alimentaire réside dans la méthode qui s’appui sur le design de services. Il s’agit de procéder par la mise en place de tests ayant valeur de “démonstrateur”. Ce dernier est une expérience réussie qui s’impose comme une référence commune. Il permet de démontrer la pertinence d’une hypothèse par l’action concrète. Il est démonstratif, c’est-à-dire visible et appréciable sur le terrain : on peut le voir fonctionner en contexte réel, l’analyser en discutant avec les acteurs qui le font vivre et les utilisateurs qui en bénéficient. Quelques exemples de démonstrateurs : le circuits de livraison de yaourts, le plan « patates », la saison culinaire de territoire, le cuisinier volant remplaçant, le forum de la restauration collective, le poste de VRP (Vendeur Rural de Proximité), la communication sur les « cantines en mouvement »… Autre aspect innovant de cette expérimentation : l’approche inter-territoriale à travers la coopération de 5 territoires contigus, du fait de la nécessité de travailler à une échelle plus large sur des volumes plus importants. L’approche partenariale et multi-acteurs est également développée à l’échelle des cantines et dans les exploitations, avec les cuisiniers, les agriculteurs, les élus, les parents d’élèves, les enseignants, les commerces de proximité.

Effet de levier pour les territoires :

L’adhésion et la promotion d’une alimentation posée d’un point de vue culturel, permet de reconstruire une proposition pleine de bon sens. Outre le fait de créer du lien entre les acteurs de l’approvisionnement local en restauration collective, elle permettra de revoir certaines priorités comme le bien-être des enfants : « ce qui parle, c’est le plaisir alimentaire et pas seulement les 40 ou 60% de part de produits locaux ». Nourrir les enfants, c’est amener du contenu pédagogique consommable, les cuisiniers-ières doivent ainsi prendre conscience, qu’ils sont au centre de ce projet alimentaire d’établissement permettant d’impliquer les enseignants ou encore, de sensibiliser les parents. La couverture alimentaire, soutenue actuellement par une forte demande sociale, est l’une des opportunités à saisir pour relancer et consolider le développement économique de nos territoires ruraux. Cette expérimentation doit ainsi tendre vers la création d’activités agri-rurales, reliant la production et la consommation par des circuits inattendus et innovants (nbre d’agriculteurs accompagnés ; nbre d’emplois créés ; nbre d’ateliers et d’ets créés ; nbre d’installations ; nbre de commerces de proximité impliqués…).

Modalités d’implication des habitants :

Notre expérience nous montre que les projets ne peuvent s’ancrer, se pérenniser ni se développer sans une mobilisation véritable des acteurs de terrain. La diversité des outils et des méthodes permettra l’expression et la prise de position de chacun. Nous veillerons à chaque étape de l’expérimentation, à valoriser les acteurs et leurs savoirs, puisqu’ils sont les détenteurs d’une expertise du quotidien sur les questions alimentaires et agricoles. Nous souhaitons organiser la participation en créant un groupe « gouvernance alimentaire » de manière à intégrer et gérer les différentes familles d’acteurs impliquées (cuisiniers, producteurs, élus, parents, partenaires etc.). Ce mode de gouvernance, à la fois public-privé, multi-acteurs et multi-secteurs, est essentiel pour se doter d’une vision partagée et construire un projet fédérateur. Le conseil de gouvernance a pour rôle de définir les orientations et objectifs, la politique de mobilisation, du suivi et de l’évaluation..

Dimension reproductible :

Les méthodes originales de co-conception permettent d’obtenir une vision que l’on peut facilement partager avec d’autres territoires. C’est en partant de prototypes concis, simples et localisés que l’on peut envisager de déployer des logiques de projets à une plus grande échelle. Le démonstrateur est un argument pour convaincre, pour prouver que la chose est possible car elle est là, existe, se déploie. Plus qu’une preuve de la possibilité de, le démonstrateur est proactif, on ne peut pas revenir en arrière. Les outils créés ou encore la mise en forme qualitative du travail mené, auront autant une dimension démonstrative qu’une fonction pratique. Ils permettront ainsi de communiquer sur l’expérimentation de manière visuelle et textuelle. Leurs composantes pourront aussi se transformer en outils opérationnels à destination des autres territoires du Massif central et au-delà (l’observatoire du haut débit, la saison culinaire, les scénarios logistiques, les tests…).

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